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Les guêpes de l’hexagone : connaissez-vous les différentes espèces en France ?

Quand on pense aux guêpes, on imagine souvent les familiers ravageurs rayés qui perturbent les pique-niques et les barbecues. Mais saviez-vous que la France abrite une remarquable variété d’espèces de guêpes, chacune ayant des caractéristiques et des comportements uniques ? Dans cet article, nous allons découvrir la fascinante diversité des guêpes en France.

Les guêpes maçonnes

Alors que beaucoup d’entre nous associent les guêpes à des colonies animées, la plupart des espèces de guêpes en France sont de nature solitaire. Ces solitaires élisent domicile dans des tiges creuses de plantes spécifiques, des murets, ou encore des galeries qu’elles creusent dans le bois. Parmi ces guêpes solitaires, les Eumènes se distinguent comme de véritables guêpes maçonnes. Elles gagnent ce surnom en construisant des nids ou en remplissant de boue les trous dans le bois et les tiges creuses. Leurs proies principales sont les chenilles et les larves de coléoptères.

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Les frelons

Dans le monde des guêpes sociales, les frelons règnent en maîtres. Le frelon européen, protégé en Allemagne, est la plus grande de ces guêpes sociales, mesurant entre 2 et 3,5 cm de long. Un fait étonnant concernant le frelon européen est son exploit quotidien qui consiste à attraper 60 à 80 mouches et à les utiliser pour nourrir ses larves affamées. Le frelon asiatique, introduit accidentellement en France en 2004, est plus petit et se distingue par ses pattes jaunes. Classé parmi les espèces exotiques envahissantes, il se propage vers le nord.

Les frelons européens et asiatiques sont généralement peu agressifs, sauf en cas de conditions météorologiques extrêmes ou lorsque leur nid est menacé. En France, certaines collectivités locales prennent en charge la gestion des essaims de frelons asiatiques, qui peuvent atteindre des tailles spectaculaires, souvent suspendues à la cime des arbres.

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Les polistes

Les guêpes polistes se distinguent facilement des autres guêpes sociales par leur silhouette allongée, qui se termine par deux longues pattes arrière, souvent visibles en vol. Un membre bien connu de ce groupe est la guêpe gallicole, que l’on trouve couramment dans les jardins, où elle aime se nourrir d’ombelles de fenouil. Ces redoutables prédateurs nourrissent leurs larves de petites chenilles, ce qui en fait un élément essentiel de l’écosystème.

Dans la chaleur de l’été, les guêpes polistes apprécient l’accès à l’eau, qui permet de refroidir leur nid et de maintenir un environnement adéquat pour leurs petits.

Les guêpes communes et germaniques

Les guêpes communes et allemandes, appartenant à l’ordre des hyménoptères comme les abeilles, sont très répandues dans les jardins français. Contrairement aux abeilles, ces guêpes nourrissent leurs larves carnivores avec des insectes dépulpés. Les deux espèces les plus répandues dans votre jardin sont la guêpe allemande (Vespula germanica) et la guêpe commune (Vespula vulgaris). Elles restent visibles jusqu’en novembre et partagent des habitats similaires, ce qui les rend plus abondantes au milieu de l’été.

Pour les distinguer, il faut les observer de plus près. La guêpe commune a un « T » noir distinctif entre les yeux, tandis que la guêpe allemande, avec ses tempes jaunes, a trois points noirs. Au printemps, les reines des deux espèces commencent à construire leur nid à l’aide de petits morceaux de bois mort, transformés en papier par leur salive. Les guêpes germaniques et communes préfèrent construire leur nid dans des endroits sombres et cachés comme des galeries souterraines, des trous d’arbres ou des crevasses de murs.

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